Heian : le monde raffiné de la cour

Dans la capitale, Kyoto, la cour créa une culture raffinée faite de poésie, de rouleaux narratifs et du premier roman, Le Dit du Genji.

Lorsque la capitale fut transférée à Heian-kyō, l'actuelle Kyoto, le Japon commença à développer un style propre, moins dépendant de la Chine. Le système d'écriture japonais des kana permit aux dames de la cour d'écrire de la poésie et des romans.

Le Dit du Genji de Murasaki Shikibu, écrit vers l'an 1000, fut illustré au XIIe siècle dans des rouleaux narratifs, les emaki, dans le style yamato-e. Les toits sont ôtés pour que l'on voie l'intérieur des pièces, et les visages sont simplifiés : un trait pour les yeux, un crochet pour le nez.

La doctrine bouddhique de la Terre pure promettait la renaissance dans le paradis d'Amida. Le Byōdō-in et son pavillon du Phénix furent construits comme une image du paradis sur terre.