Kamakura : les samouraïs et le sabre
La classe guerrière prit le pouvoir, le sculpteur Unkei donna muscles et vie aux gardiens bouddhiques, et le forgeron Masamune porta à la perfection l'ancêtre du katana.
Lorsque Minamoto no Yoritomo devint shogun en 1192, le pouvoir passa de la cour de Kyoto aux guerriers de Kamakura. L'idéal des samouraïs – courage, loyauté et discipline – imprégna la culture.
Le sculpteur Unkei et son atelier insufflèrent un nouveau réalisme à la sculpture japonaise. Les immenses gardiens de la porte Sud du Tōdai-ji, réalisés en 69 jours en 1203, débordent de mouvement et de muscles. Les statues reçurent des yeux de cristal de roche qui brillent.
Les forgerons de sabres atteignirent leur apogée. Masamune et ses contemporains forgeaient des lames faites de couches successives d'acier, avec une ligne de trempe, le hamon, à la fois fonctionnelle et belle. Le bouddhisme zen arriva de Chine et devint la doctrine des samouraïs.
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